Une quarantaine de participants à l’EpMB le jeudi 13 février au soir, pour écouter nos quatre experts venus nous éclairer et témoigner.
Valérie Debaste, paroissienne, a raconté l’accompagnement pour les derniers mois de sa mère décédée récemment.
Nicole Jacob, bénévole accompagnante à Jeanne Garnier, insiste sur le rôle prépondérant de l’écoute dans la bienveillance des patients parce que « la parole libère ». Parfois la parole n’est donnée qu’à des inconnus, pour épargner les familles. « Vous pouvez m’aider ? C’est la première fois que je meure » lui a dit quelqu’un.
Patrick Davous, neurologue des hôpitaux de Paris, a posé des questions essentielles auxquelles il a tenté de répondre : la médecine a-t-elle changé ? la mort a-t-elle changé ? la médecine doit-elle changer face à la mort ? Le mieux pour chacun serait d’avoir la possibilité d’accès aux soins palliatifs quand il y a trop de souffrance, le soin étant à adapter à chaque situation individuelle. Plus de soins palliatifs, mais pas nécessairement plus de législation…
Andréas Lof, pasteur et aumônier à l’hôpital Diaconesses-Croix- Saint-Simon, prône lui aussi l’accueil dans des services de soins palliatifs, pour accompagner la vie jusqu’au bout. Malheureusement, il n’existe en France que 2000 lits environ pour 164 unités de soins palliatifs, dont 2 viennent de fermer à Dourdan et Cergy, faute de personnel formé. On y respecte les patients dans l’épreuve, avec l’écoute, la paix et la présence bienveillante « pour rester vivant jusqu’au bout ».