Rien d’exceptionnel à cette demande. Une simple demande faite d’un père à son fils : « va travailler à ma vigne ». Et devant une telle nudité, plus aucune excuse ne tient, car cette parole s’impose. Le premier fils dit non, et y va. Le second dit oui, et n’y va pas. Entre ces deux réponses : toute une éthique de vie. Le vigneron ne juge pas les intentions. Il juge les mains, le travail accompli, l’ouvrage effectué. Car ce passage de Matthieu 21,28 n’est pas seulement une parabole sur l’obéissance. C’est aussi une parabole sur la liberté de dire oui et trahir, ou de dire non et se convertir.