Le 10 janvier 2026 fut une journée très dense en ce qui concerne les activités paroissiales. Tout a démarré par l’Atelier biblique du matin, orchestré par Olivier Putz. Atelier pendant lequel ont été évoqués, entre autres, le vrai du faux de la Bible : « La Bible ne dit pas une vérité historique mais spirituelle », rappelle Olivier. Nous avons aussi parlé de l’ambiguïté humaine, qui est en même temps notre liberté, et de la patience de Dieu dans 1 Samuel 8. Puis, toujours dans Samuel, au chapitre 15, un texte qui a justifié beaucoup d’horreurs au fil des siècles et rend nécessaire la prise de recul tout en se penchant sur le Conflit des interprétations de Paul Ricoeur.
A 14h, rendez-vous au 54 rue des Saints-Pères à la Société de l’Histoire du Protestantisme Français (SHPF). Accueillis par son président, Henri Zuber, nous étions une vingtaine à découvrir ce splendide lieu qui abrite tout ce que le protestantisme a pu éditer. Créée en 1852, la SHPF « rassemble, étudie, conserve et publie les archives du protestantisme français. Soit plus de 80 000 livres couvrant toute l’histoire de l’imprimé, plus de 2 000 titres de périodiques de la presse locale, nationale et internationale des 19ème et 20ème siècles. » Au palmarès, une Bible incunable, la Bible d’Henri IV, des manuscrits tels que la correspondance de Marie Durand écrite depuis la Tour de Constance. Ou bien encore une lettre de Voltaire écrite aux filles de Jean Calas. Bref, « une des bibliothèques privées les plus riches de France », ainsi que le souligne Henri Zuber. Du reste, nous en reparlerons dans le prochain Lien trimestriel.
Et pour finir en apothéose, au temple, un concert Musacor. Avec l’ensemble vocal ukrainien « MusiQuinte » qui a fait vibrer les cœurs par ses chants sacrés et profanes.
Marie Piat