Le Lien Hebdo vous partage le message de Pâques de Christian Krieger.
« À l’approche de Pâques, le regard des chrétiens est souvent attiré par la lumière de la résurrection du Christ.
Dans notre monde qui bascule dans une nouvelle ère, une ère marquée par de multiples tensions, l’avenir est fait de profondes incertitudes. Beaucoup désespèrent et la lassitude l’emporte sur l’espérance.
Le récit de Pâques n’est pas exempt d’obscurité, celle de l’injustice, de la violence et de la mort. Toutefois, dès le premier testament, la Pâque, c’est le passage, c’est une traversée, et c’est dans cette traversée que la nouveauté se prépare. La résurrection ne surgit pas comme une évidence immédiate, mais comme une irruption au cœur même de ce qui semblait fermé. En effet, Christ ne s’affranchit pas de la souffrance, il la prend sur lui. Il ne fuit pas la mort, mais la traverse et la dépasse.
Ainsi, le récit de Pâques nous rappelle que l’espérance chrétienne ne repose pas sur le déni du réel, mais sur une fidélité qui demeure, celle de Dieu à son projet de vie pour toutes et tous, celle de Dieu à sa Parole. « Car les dons et l’appel de dieu sont irrévocables ! » dit l’apôtre Paul.
Pâques nous invite ainsi à une posture confiante et exigeante : tenir, persévérer, espérer contre toute espérance, à être, modestement mais résolument, des témoins d’une espérance qui ne nie pas la nuit, mais qui affirme qu’elle n’aura pas le dernier mot, à refuser la fatalité.
Dans nos engagements, dans nos paroles, dans nos silences parfois, nous sommes appelés à incarner cette espérance active, attentive aux fragilités, ouverte à la vie qui advient.
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !«
Christian Krieger, Président de la Fédération protestante de France